Peut-on consulter un thérapeute sans avoir de problème grave ?

Espace chaleureux pour une première séance avec un thérapeute
Faut-il aller mal pour consulter un thérapeute ? Non. Découvre pourquoi commencer un accompagnement peut t’aider à mieux te comprendre, même lorsque tout semble aller bien.
Thérapute Libourne Les Billaux - La Cali - Région Bordeaux - Main Gauche
Thérapute Libourne Les Billaux - La Cali - Région Bordeaux - Main Droite

Il y a quelque temps, une personne s’assoit face à moi et me dit : « Je ne sais pas trop ce que je fais là. Ma vie va bien. J’ai un travail, une famille, des amis. Il y a des gens qui vont vraiment mal, et moi, je viens vous prendre du temps… »

Je lui ai souri. Parce que cette phrase, je l’entends souvent. Et parce que j’aurais pu la prononcer moi-même, il y a quelques années.

Alors, si tu te poses la question, installe-toi, prends ton café (ou ta tisane), et regardons ça ensemble : peut-on consulter un thérapeute sans avoir de problème grave ?

La réponse est oui : tu n’as pas besoin d’aller mal pour consulter

Tu n’as pas besoin d’être au fond du trou pour pousser la porte d’un cabinet. Personne ne te demandera un certificat de souffrance suffisante à l’entrée !

On ne fait pas vérifier sa voiture uniquement quand elle est en panne sur l’autoroute. On ne va pas chez le dentiste seulement quand la rage de dents nous fait pleurer. Pourtant, pour ce qui se passe à l’intérieur de nous, on attend souvent que ça craque.

Pourquoi ?

Peut-être parce qu’on a appris à serrer les dents, à relativiser, à se débrouiller seul. À se dire que ça pourrait être pire.

Mais prendre soin de soi ne devrait pas être réservé aux moments où l’on n’en peut plus. Tu peux consulter parce que tu traverses une période difficile. Tu peux aussi le faire parce que tu souhaites mieux te connaître, comprendre certaines réactions ou simplement te sentir plus en accord avec toi-même.

Pourquoi attend-on souvent d’aller mal pour consulter un thérapeute ?

Si c’est si simple, pourquoi tant de personnes hésitent-elles à demander de l’aide ?

Il y a plusieurs raisons que je rencontre régulièrement.

C’est parfois la phrase préférée de notre mental pour nous faire taire.

Oui, il y a toujours pire ailleurs. Mais la souffrance n’est pas un concours, et ton inconfort n’a pas besoin d’être validé par une comparaison.

Tu peux avoir une vie agréable, être entouré, avoir un travail et ressentir malgré tout un manque, une tristesse ou un mal-être que tu ne comprends pas vraiment. Tu as le droit de t’interroger sur ce que tu ressens, même si, de l’extérieur, tout semble aller bien.

Et lorsque tu te dis que tes besoins sont moins importants que ceux des autres, une question mérite peut-être d’être explorée : où as-tu appris à te mettre au second plan ?

Consulter, c’est parfois avoir l’impression d’avouer qu’on n’y arrive pas tout seul.

Pourtant, demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse. C’est une démarche personnelle qui demande souvent du courage et de l’honnêteté envers soi-même.

Tu n’as pas à tout porter seul pour prouver que tu es fort.

Là, je te comprends.

Quand on a construit sa vie avec ses habitudes, ses protections, ses masques et ses petits arrangements, regarder certaines choses en face peut faire peur.

Je me souviens très bien de ma propre appréhension : et si je découvrais des choses que je préférais ne pas voir ? Se questionner peut effectivement bousculer. Mais cela peut aussi ouvrir de nouvelles perspectives, permettre de mieux comprendre ses réactions et donner davantage de liberté dans ses choix.

Il ne s’agit pas de chercher des problèmes partout ni de remuer le passé pour le plaisir. Il s’agit de comprendre ce qui mérite de l’être, à son rythme.

Ah, le fameux « je gère » !

On peut parfaitement continuer à travailler, à s’occuper de sa famille, à répondre présent pour ses proches et à remplir toutes ses obligations, tout en se sentant épuisé, tendu ou déconnecté de soi. Fonctionner au quotidien ne signifie pas nécessairement se sentir bien.

Parfois, on est tellement occupé à tenir le rythme qu’on ne prend même plus le temps de se demander comment on va réellement.

Et si tu t’accordais, justement, un espace pour te poser cette question ?

Quelles sont les bonnes raisons de consulter, même quand tout va bien ?

Dans mon cabinet, les motifs de consultation sont très variés. Et beaucoup ne ressemblent pas à une catastrophe.

On vient parce qu’on a envie de mieux se comprendre. Parce qu’on se retrouve à répéter les mêmes schémas dans ses relations, avec le même type de partenaire ou les mêmes tensions au travail.

On vient parce qu’une émotion revient sans qu’on sache vraiment pourquoi. Parce qu’on traverse une étape importante : un déménagement, une séparation, un changement de métier, l’arrivée d’un enfant ou une période de remise en question.

On vient aussi parce qu’on a du mal à dire non, à s’affirmer, à prendre sa place ou à faire des choix qui nous ressemblent.

Et puis, il y a celles et ceux qui arrivent avec cette phrase qui me touche toujours :

« Je n’ai rien de précis, mais je sens que je pourrais être plus en paix avec moi-même. » C’est une raison tout à fait valable. Tu n’as pas besoin d’avoir identifié un problème précis pour commencer à explorer ce que tu ressens.

Parfois, le besoin se dessine au fil des échanges. Parfois, on sait déjà ce que l’on souhaite travailler. Il n’existe pas une seule bonne façon de commencer.

Entre « tout va bien » et « tout va mal », il existe un espace

On imagine parfois la santé mentale comme un interrupteur : d’un côté, tout va bien ; de l’autre, tout va mal.

En réalité, notre bien-être est plus nuancé que cela.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme un état de bien-être physique, mental et social, qui ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’infirmité1. Cette définition figure dans le préambule de sa Constitution officielle.

Autrement dit, ne pas être malade ne signifie pas nécessairement se sentir pleinement bien dans sa vie.

Le psychologue et sociologue Corey L. M. Keyes a également étudié les différentes dimensions de la santé mentale. Dans son article scientifique de 2002, The Mental Health Continuum: From Languishing to Flourishing in Life, il décrit notamment la distinction entre l’épanouissement (flourishing) et un état de langueur ou de mal-être diffus (languishing)2.

Ces travaux invitent à considérer la santé mentale de manière plus nuancée qu’une simple opposition entre « aller bien » et « aller mal ».

Tu vois cet état un peu gris, où tout fonctionne, mais où plus rien ne pétille vraiment ? Tu avances, tu fais ce que tu as à faire, mais tu as parfois l’impression de passer à côté de quelque chose. Tu ne sais pas forcément quoi, ni comment le retrouver.

Cela ne signifie pas automatiquement que tu as besoin d’une thérapie. Mais si cette sensation te questionne, tu peux tout à fait prendre le temps de l’explorer.

Tu n’es pas obligé d’attendre une crise pour réfléchir à tes besoins, à tes valeurs ou à la direction que tu souhaites donner à ta vie.

Que peut t’apporter un accompagnement thérapeutique quand tu ne vas pas si mal ?

Je ne vais pas te promettre la lune, en revanche, voici ce que cet espace peut permettre de travailler.

Parfois, on ressent beaucoup de choses sans parvenir à mettre des mots dessus. On s’agace pour un détail, on se sent coupable sans comprendre pourquoi, on hésite à prendre une décision ou on se retrouve régulièrement dans des situations qui nous font souffrir.

Prendre le temps de parler, de réfléchir et d’écouter ce qui se passe en soi peut aider à clarifier ses émotions et ses besoins.

Dans mon accompagnement, je tiens à offrir un espace où tu peux t’exprimer librement, sans avoir à te justifier ni à craindre d’être jugé.

Je ne suis pas là pour décider à ta place, mais pour t’aider à explorer tes propres questions et à trouver ce qui fait sens pour toi.

Pourquoi est-ce que je fais toujours passer les autres avant moi ?

Pourquoi ai-je tant de mal à poser mes limites ?

Pourquoi certaines situations réveillent-elles en moi des réactions aussi fortes ?

Ces questions peuvent ouvrir un travail intéressant sur notre histoire, nos apprentissages, nos relations et les croyances que nous avons construites au fil du temps.

Dans mon accompagnement, j’utilise notamment la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance, ainsi que les constellations familiales et systémiques.

Constellations familiales - Libourne La Cali - Guillemets
Comprendre les enjeux cachés de vos relations

Et si les obstacles que vous traversez trouvaient leur origine dans des événements passés, inscrits bien avant vous, au sein de votre histoire familiale ou de votre environnement ? 

Les constellations familiales et systémiques, développées par Bert Hellinger dans les années 1990, offrent une approche singulière pour mettre en lumière ces influences invisibles. Qu’elles soient familiales, professionnelles ou sociétales, ces dynamiques inconscientes façonnent nos choix, nos interactions et même notre équilibre personnel.

Constellations familiales - Libourne La Cali - Guillemets
La sophro-analyse des mémoires prénatales de la naissance et de l’enfance®

La sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance®, créée par Christine Louveau, est bien plus qu’une thérapie. C’est une plongée introspective dans les strates oubliées de nos expériences, où se nichent des émotions, des souvenirs et des schémas inconscients qui influencent encore nos choix, nos relations et notre bien-être aujourd’hui.

Ces approches proposent des façons d’explorer son vécu et ses relations. Elles peuvent aider à mettre en perspective certaines difficultés, sans que l’on puisse attribuer systématiquement chaque réaction à une expérience précise du passé ou à une transmission familiale.

L’essentiel n’est pas de trouver une explication à tout prix. C’est de mieux comprendre ce que tu vis aujourd’hui et ce que tu souhaites faire évoluer.

Mieux se comprendre peut permettre de prendre du recul sur certaines habitudes et d’envisager d’autres façons de réagir.

Cela ne signifie pas que tout devient facile du jour au lendemain. Le changement demande parfois du temps, des essais, des ajustements et beaucoup de bienveillance envers soi-même. Mais peu à peu, tu peux apprendre à mieux reconnaître tes besoins, à exprimer tes limites et à faire des choix davantage en accord avec ce qui compte pour toi.

Et comme je le dis souvent, on ne peut pas toujours être disponible pour tout le monde en s’oubliant soi-même.

Prendre soin de toi n’est pas un acte égoïste. C’est aussi une façon de construire des relations plus équilibrées avec les personnes qui t’entourent.

Comment savoir si tu es prêt à commencer une thérapie ?

Tu n’as pas besoin d’être certain de toi à 100 %. En revanche, tu peux prendre un moment au calme et te poser quelques questions :

  • Est-ce que je me retrouve souvent dans les mêmes situations, avec le même goût amer ?
  • Est-ce que je me sens parfois à côté de ma propre vie ?
  • Est-ce que j’ai du mal à exprimer ce que je veux, ce que je ressens ou ce dont j’ai besoin ?
  • Est-ce que certaines émotions me surprennent par leur intensité ?
  • Est-ce que j’aimerais mieux comprendre certaines réactions ?
  • Est-ce que j’ai envie de me connaître davantage, tout simplement ?

Si tu réponds oui à l’une de ces questions, cela ne signifie pas que tu as nécessairement besoin d’une thérapie. Mais cela peut être l’occasion de t’interroger sur ce qui te ferait du bien.

Tu peux aussi simplement avoir envie d’essayer.

Une première séance permet notamment de faire connaissance, d’expliquer ce qui t’amène et de voir si l’approche proposée te convient. Tu n’es pas obligé de tout raconter dès le départ, ni de savoir exactement où tu veux aller.

Tu peux commencer là où tu en es.

Quand faut-il consulter sans attendre ?

Consulter sans avoir de problème grave est tout à fait possible. Mais certaines situations méritent une attention particulière.

Si tu ressens une tristesse persistante, une anxiété envahissante, des difficultés importantes à dormir ou à t’alimenter, ou si ton quotidien devient difficile à gérer, n’hésite pas à en parler à ton médecin traitant ou à un professionnel de santé, comme un psychologue ou un psychiatre.

Un accompagnement complémentaire peut parfois avoir sa place, mais il ne remplace pas un avis médical ni les soins nécessaires.

Si tu as des pensées suicidaires ou crains de te faire du mal, tu peux contacter le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et accessible 24 heures sur 24 en France. En cas de danger immédiat, appelle le 15 ou le 112.

Demander de l’aide n’a pas besoin d’attendre que la situation devienne insupportable.

Comment choisir un thérapeute pour commencer un accompagnement ?

Le choix de la personne qui t’accompagne compte.

Le titre de « thérapeute » recouvre des pratiques et des formations différentes. Prends le temps de te renseigner sur la formation du praticien, ses méthodes, son cadre de travail et les limites de son accompagnement.

Tu peux poser toutes les questions qui te semblent importantes avant de prendre rendez-vous. Et surtout, observe comment tu te sens dans la relation : te sens-tu écouté, respecté et libre de dire ce que tu penses ? Peux-tu exprimer tes doutes, poser tes limites ou demander à ralentir ?

Un accompagnement se construit dans la confiance, jamais dans la pression.

Dans ma pratique, j’aime mêler douceur, écoute, humour quand il trouve sa place, et une pointe de fermeté bienveillante quand elle peut aider à avancer.

Mais l’important, c’est que tu trouves un espace qui te ressemble et dans lequel tu te sentes suffisamment en confiance pour explorer ce que tu souhaites travailler.

En résumé : tu n’as pas besoin d’une « bonne raison » pour prendre soin de toi

Tu peux consulter parce que tu souffres. Tu peux consulter parce que tu t’interroges. Tu peux consulter parce que tu souhaites comprendre certaines réactions, sortir de schémas répétitifs ou simplement te sentir plus en accord avec toi-même.

Toutes ces raisons méritent d’être entendues.

Tu n’as pas besoin d’attendre d’être à bout, de tout comprendre ou de savoir précisément ce que tu veux changer.

Parfois, le premier pas consiste simplement à reconnaître que tu as envie de t’accorder un peu de temps. Et si, au fond de toi, une petite voix te dit : « Et si je me donnais cet espace ? », tu peux prendre le temps de l’écouter.

Et si tu prenais un moment pour toi ?

Dans mon accompagnement, je te propose un espace d’écoute et d’exploration pour mieux comprendre tes émotions, tes réactions et les schémas que tu souhaites faire évoluer.

À travers la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance, les constellations familiales et systémiques et le R.I.T.M.O. (EMDR), nous avançons à ton rythme, en fonction de tes besoins et de ce que tu souhaites travailler.

Tu n’as pas besoin d’arriver avec toutes les réponses. Nous prenons le temps de faire connaissance et de voir ensemble si mon approche correspond à tes attentes.

Tu souhaites en savoir plus ou prendre rendez-vous ? Tu peux me contacter ou consulter les disponibilités sur mon site, sans pression et à ton rythme.

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Aïssata Camara Rodrigues


Sources et références

  1. Organisation mondiale de la Santé (OMS), Constitution de l’OMS ↩︎
  2. Keyes, C. L. M. (2002), The Mental Health Continuum: From Languishing to Flourishing in Life, Journal of Health and Social Behavior, 43(2), 207–222. Référence sur PubMed | Article sur JSTOR. ↩︎

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Aïssata Camara Rodrigues - Thérapeute à Libourne Les Billaux 33500 - Signature