Si on m’avait dit, il y a dix ans, que je serais là aujourd’hui, à accompagner des âmes en quête de libération, à explorer les mémoires prénatales et les intrications familiales, j’aurais probablement souri avec scepticisme. Et pourtant.
La vie a cette manière bien à elle de nous emmener exactement là où on doit être, même — surtout — quand le chemin n’est pas celui qu’on avait prévu.
Alors aujourd’hui, j’ai envie de t’ouvrir la porte de mon univers. Pas pour te raconter une success story toute lisse, mais pour partager un parcours fait de doutes, d’élans, de découvertes, et de cette certitude grandissante que chacun·e porte en soi les clés de sa propre guérison.
Parce qu’avant d’être thérapeute, je suis une femme en chemin. Et si mon histoire peut t’inspirer, t’encourager à oser regarder la tienne avec bienveillance (et peut-être même à sourire au passage), alors j’aurai accompli quelque chose de beau.
Les racines : l’éducation spécialisée et la passion de l’humain
Depuis toujours, l’humain me fascine. Pas l’humain parfait, policé, qui fait bonne figure. Non. L’humain vrai, avec ses failles, ses blessures, sa beauté brute.
C’est cette fascination qui m’a menée, tout naturellement, vers le secteur social et médico-social. J’ai d’abord été monitrice-éducatrice, puis éducatrice spécialisée. Pendant des années, j’ai accompagné des personnes en situation de vulnérabilité, des enfants abîmés par la vie, des adultes en reconstruction.
Et j’ai aimé ce métier. Profondément.
L’écoute, l’empathie, la solidarité — ces valeurs sont devenues mes fils conducteurs. Elles ont guidé mes choix, coloré mes journées, donné du sens à mon engagement.
Mais il y avait aussi quelque chose de frustrant. Quelque chose que je ne savais pas encore nommer.
J’accompagnais les conséquences — les comportements, les symptômes, les crises. Mais je sentais qu’il y avait autre chose, plus profond, plus enfoui. Quelque chose qui se jouait en amont, dans l’invisible, dans les mémoires, dans les transmissions familiales.
Je ne savais pas encore que cette intuition allait complètement transformer ma vie.
Mes voyages : ouverture au monde et à moi-même
En parallèle de mon parcours professionnel, j’ai toujours eu cette soif d’ailleurs. Cette envie de sortir de ma zone de confort, de découvrir d’autres cultures, d’autres manières de vivre, de penser, d’être.
J’ai voyagé, vécu à l’étranger. J’ai multiplié les rencontres, les expériences, les aventures.
Et chaque pas hors de mon quotidien m’a offert le cadeau inestimable de l’ouverture. L’ouverture au monde, à la diversité, à la beauté des différences.
J’ai appris l’adaptabilité. Le goût de l’inconnu. La certitude que chaque être, où qu’il soit, porte en lui un trésor unique.
Ces voyages m’ont aussi appris quelque chose d’essentiel : que la vraie rencontre avec l’autre commence par la rencontre avec soi-même.
Et c’est peut-être ça, au fond, qui m’a préparée à ce qui allait suivre.
Ma grossesse : l’appel de l’exploration intérieure
Et puis, un jour, je suis tombée enceinte.
Euphorie. Joie immense. Mais aussi… peur. Une peur sourde, viscérale, qui s’est installée en même temps que cette vie qui grandissait en moi.
« Vais-je être à la hauteur ? »
« Est-ce que je vais reproduire les schémas que j’ai vécus ? »
« Comment protéger cet enfant de mes propres blessures ? »
Ces questions tournaient en boucle. Et plus je me les posais, plus je sentais qu’il y avait quelque chose à explorer. Quelque chose qui venait de loin. De mon histoire. De celle de mes parents, de mes grands-parents.
J’ai commencé à chercher. À lire. À me documenter sur les transmissions transgénérationnelles, sur les mémoires familiales, sur tout ce qui se joue avant même qu’on naisse.
Et c’est là que j’ai découvert la sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance.
Ma transformation grâce à la sophro-analyse des mémoires prénatales de la naissance et de l’enfance
Je ne vais pas te mentir : quand j’ai commencé ma thérapie en sophro-analyse, je n’imaginais pas à quel point j’allais être bousculée. Retournée. Transformée.
Parce que ce n’est pas une séance qui a tout changé. C’est le processus. C’est ce chemin, séance après séance, où j’ai dû affronter ce que je ne voulais pas voir.
J’ai découvert que je portais des masques. Beaucoup de masques. Pour me protéger, pour ne pas être vue dans ma vulnérabilité, pour garder le contrôle.
J’ai dû reconnaître que je me complaisais dans ma casquette de victime. « C’est la faute de mes parents, de mon ex. C’est la faute de la société. » C’était tellement plus confortable de pointer les autres du doigt que de regarder ma propre responsabilité dans ma vie.
Et parfois, quand la victime ne marchait plus, je devenais la persécutrice. Critique. Dure. Blessante. Pour reprendre le pouvoir que je croyais avoir perdu.
J’ai vu que je n’étais pas alignée avec moi-même. Que mes choix ne venaient pas de ma vérité profonde, mais de mes peurs, de mes blessures, de ce que je croyais devoir être pour être aimée.
J’ai réalisé que j’allais aux extrêmes. Pour choquer, bousculer mon entourage. Pour exister, d’une certaine manière. Parce que l’extrême, au moins, c’est visible. Ça fait réagir. Ça prouve qu’on est vivante.
Et surtout — et c’est peut-être le plus difficile à admettre — je ne prenais pas mes responsabilités. C’était toujours la faute des autres. Jamais la mienne.
Ça fait mal, de voir ça. Vraiment mal.
De la culpabilité au pardon : la magie de la sophro-analyse
Mais tu sais ce qui est magique avec la sophro-analyse ? C’est qu’elle ne te laisse pas dans la culpabilité. Elle ne te juge pas. Elle t’accompagne, avec une douceur infinie, à comprendre d’où viennent ces mécanismes.
J’ai remonté à ces moments de mon enfance, de ma naissance, de ma vie intra-utérine, où j’avais construit ces protections. Où j’avais appris à me cacher, à jouer des rôles, à ne pas faire confiance.
Et en comprenant d’où ça venait, j’ai pu me pardonner.
Me pardonner d’avoir été cette femme-là. D’avoir blessé, fui. D’avoir menti, parfois même à moi-même.
J’ai pu m’excuser. Auprès de moi-même, d’abord. Auprès des personnes que j’avais blessées, aussi.
J’ai pu me faire confiance. Petit à petit. En arrêtant de me saboter, en arrêtant de fuir mes propres choix, en osant écouter cette voix intérieure que j’avais étouffée pendant si longtemps.
Et surtout, j’ai pu m’aimer. Vraiment m’aimer. Pas l’amour conditionnel du « je m’aimerai quand je serai parfaite », mais l’amour inconditionnel du « je suis humaine, imparfaite, et c’est exactement ce qui me rend belle ».
Ce chemin a été long. Difficile. Parfois douloureux.
Mais il m’a sauvée. Il m’a libérée. Il m’a rendue à moi-même.
Et c’est ce chemin-là que j’ai eu envie d’offrir aux autres.
La sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance®, créée par Christine Louveau, est bien plus qu’une thérapie. C’est une plongée introspective dans les strates oubliées de nos expériences, où se nichent des émotions, des souvenirs et des schémas inconscients qui influencent encore nos choix, nos relations et notre bien-être aujourd’hui.
Le saut : devenir thérapeute
La décision de me former à la sophro-analyse a été une évidence. Pas rationnelle. Pas raisonnable. Mais évidente.
Parce que on ne peut offrir à l’autre que ce qu’on s’est offert à soi-même.
J’ai fait ma formation. Et j’ai continué — et je continue encore aujourd’hui — mon propre travail thérapeutique. Parce qu’on n’a jamais fini de se découvrir, de se guérir, de s’affiner.
Chaque séance que je donne aux autres me rappelle aussi mes propres zones d’ombre. Et c’est parfait comme ça. Parce que ça me garde humble. Humaine. Vraie.
L’expansion : constellations familiales et RITMO (EMDR)
La sophro-analyse a ouvert la voie. Mais ma curiosité naturelle (certains diraient mon côté touche-à-tout, je ne les contredirai pas !) m’a poussée vers d’autres pratiques complémentaires.
J’ai découvert les constellations familiales et systémiques.
Là encore, ce fut une révélation. Comprendre comment les dynamiques familiales se transmettent, comment on porte parfois les fardeaux de nos ancêtres sans le savoir, comment remettre chacun à sa juste place dans le système familial — c’était comme trouver une pièce manquante du puzzle.
Et si les obstacles que vous traversez trouvaient leur origine dans des événements passés, inscrits bien avant vous, au sein de votre histoire familiale ou de votre environnement ?
Les constellations familiales et systémiques, développées par Bert Hellinger dans les années 1990, offrent une approche singulière pour mettre en lumière ces influences invisibles. Qu’elles soient familiales, professionnelles ou sociétales, ces dynamiques inconscientes façonnent nos choix, nos interactions et même notre équilibre personnel.
Puis est venu le RITMO (inspiré de l’EMDR).
Parce que j’accompagne aussi des personnes qui ont vécu des traumatismes, des épreuves douloureuses. Et je sais combien il faut de douceur, de patience, de respect face à la douleur. Le RITMO permet de désensibiliser ces mémoires traumatiques, de libérer ce qui est resté figé dans le corps.
Grâce à ce parcours, j’ai construit une approche qui honore la singularité de chacun·e. Une approche intuitive, où je me laisse guider par ce qui émerge dans l’instant, par ce dont la personne a vraiment besoin.
RITMO®, pour Retraitement de l’Information Traumatique par les Mouvements Oculaires, est une méthode spécialement conçue pour aller au-delà des mots. Créée par Lili Ruggieri, cette technique s’inspire de l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), une approche développée initialement pour les anciens combattants traumatisés.
RITMO® permet de dénouer les nœuds émotionnels et de transformer des blessures profondes en opportunités de croissance personnelle.
Ce qui me nourrit au quotidien
Parce que pour accompagner les autres, il faut aussi prendre soin de soi (ça paraît évident dit comme ça, mais crois-moi, ça ne l’est pas toujours !), j’ai mes rituels. Mes petites sources d’ancrage qui me ressourcent et me ramènent à l’essentiel.
Lire, au gré de mes envies. Romans, essais, poésie, développement personnel — peu importe. Tant que ça nourrit mon âme.
Marcher dans la nature. Seule ou accompagnée. Et oui, parfois je discute avec les arbres. Ils sont d’excellents confidents (et ils ne jugent jamais).
M’accorder des moments de solitude. Essentiels. Pour me recentrer, pour écouter ce qui se passe en moi, pour ne pas me perdre dans le bruit du monde.
M’émerveiller devant l’art. Peinture, musique, création spontanée — tout ce qui touche à la beauté, à l’expression, à la liberté.
Ces rituels ne sont pas anodins. Ils sont ma nourriture. Mon équilibre. Mon oxygène.
Ma vision de l’accompagnement : écouter l’âme
Pour moi, accompagner intuitivement, c’est écouter l’âme : la mienne et celle de la personne que j’accompagne.
C’est créer un espace où l’on peut déposer ses valises, laisser émerger ce qui a besoin d’être vu, sans forcer. Sans juger. Sans attendre.
J’aime mêler humour (quand il trouve écho !), douceur, écoute et, quand il le faut, une pointe de fermeté. Parce que parfois, il faut un petit coup de pied aux fesses bienveillant pour avancer.
Chaque accompagnement est unique. Guidé par l’instant, par l’intuition partagée, par ce qui se passe entre nous.
Je ne suis pas là pour te dire quoi faire. Je suis là pour t’aider à entendre ce que tu sais déjà, au fond de toi. Cette voix qui sait. Cette sagesse intérieure que le mental a étouffée.
Ce que j’aime transmettre
Oser être soi, sans masque ni fard.
Parce que c’est épuisant de jouer un rôle toute sa vie. Et que ta vraie nature est infiniment plus belle que n’importe quel masque.
(Ré)apprendre à s’aimer, à se pardonner, à se respecter.
Parce qu’on a souvent appris le contraire. À se critiquer, à se juger, à se diminuer. Il est temps de désapprendre.
Offrir un espace où la vulnérabilité devient force.
Parce que montrer ses failles, ses peurs, ses blessures, ce n’est pas de la faiblesse. C’est du courage. Et c’est là que commence la vraie transformation.
Honorer chaque pas, même le plus petit.
Parce qu’il n’y a pas de petit pas. Chaque mouvement vers soi compte. Chaque prise de conscience est déjà une guérison.
L’intuition : pas magique, mais cultivée
Tu te demandes peut-être ce que signifie vraiment « thérapeute intuitive ».
Non, je ne lis pas dans les pensées. Non, je n’ai pas de boule de cristal (même si j’avoue que ça simplifierait parfois les choses !).
L’intuition, ce n’est pas magique. C’est le fruit d’un cheminement intérieur, d’une écoute attentive de soi et de l’autre, et d’une conscience éthique.
C’est cette capacité à capter ce qui se passe au-delà des mots. À sentir ce qui résonne. À percevoir ce qui demande à être vu, même quand la personne ne sait pas encore le nommer.
Mais cette intuition, je la cultive. Par mon propre travail thérapeutique, ma pratique régulière de l’écoute de moi-même. Par ma présence, encore et encore.
Parce que pour accompagner l’autre dans toutes ses dimensions (corps, émotions, mental, énergie), il faut d’abord être présent·e à soi-même.
Une grande histoire d’amour avec ma pratique
Changer de voie a représenté un pari. Un saut dans le vide. Une prise de risque.
Mais surtout, un cadeau précieux.
Aujourd’hui, je me sens épanouie. Inspirée par chaque histoire rencontrée. Touchée par chaque transformation. Émue par chaque sourire retrouvé.
Il y a une phrase que j’aime beaucoup et qui guide chacun de mes accompagnements :
« On ne peut offrir à l’autre que ce qu’on s’est offert à soi-même. »
C’est pour ça que je continue de travailler sur moi. De me remettre en question. D’explorer mes zones d’ombre. De guérir mes propres blessures.
Parce que chaque pas que je fais vers ma propre libération me permet d’accompagner les autres un peu plus loin dans la leur.
Un mot de gratitude
Merci.
Merci à toutes les belles âmes croisées sur mon chemin.
A celles et ceux qui m’ont fait confiance, qui ont osé s’ouvrir, qui ont eu le courage de plonger dans leurs profondeurs.
Merci à mes formateurs, mes mentors, mes guides.
Merci à la vie, qui m’a menée exactement là où je devais être.
Vous me rappelez chaque jour que le plus beau des voyages est celui qui mène à soi.
Si ce texte résonne en toi, si tu sens qu’il est temps d’explorer ta propre trajectoire avec authenticité et profondeur, je suis là.
Avec humour, douceur et respect.
Prête à t’accompagner sur ce chemin de retour vers toi-même.
Chercher un sens, vouloir sortir de l’ombre, vouloir s’en sortir.
Les épreuves de la vie m'ont apporté une profonde compréhension de ce que ces mots veulent dire
Contactez-moi dès maintenant pour être accompagné en sophro-analyse, avec un atelier de Constellations Familiales, ou avec RITMO®, à Les Billaux (Libourne 33500), ou en ligne en visioconférence.
Aïssata Camara Rodrigues