Pourquoi j’attire des amis toxiques et comment briser ce schéma ?

homme pensif assis à une table, se questionnant sur ses relations toxiques
Tu as l’impression d’enchaîner les amis toxiques qui te critiquent, te vident et ne te respectent pas ? Cet article t’explique d’où vient ce schéma relationnel inconscient et comment t’en libérer pour attirer des amitiés enfin alignées avec qui tu es.
Thérapute Libourne Les Billaux - La Cali - Région Bordeaux - Main Gauche
Thérapute Libourne Les Billaux - La Cali - Région Bordeaux - Main Droite

Il y a quelques jours, quelqu’un s’assoit face à moi et soupire : « À chaque fois, c’est pareil, je me fais des amis sauf qu’au bout d’un moment, je réalise qu’ils profitent de moi. Qu’ils me critiquent. Qu’ils me tirent vers le bas. Et je ne comprends pas. Pourquoi je les choisis, ces gens-là ? Pourquoi je n’arrive pas à m’entourer de personnes qui me font du bien ? »

Peut-être, te reconnais-tu dans cette question?

Tu as peut-être cet·te ami·e qui te vampirise émotionnellement, qui te raconte ses problèmes pendant des heures sans jamais t’écouter. Cet·te ami·e qui te critique constamment, qui rabaisse tes projets, qui te fait sentir que tu n’es jamais assez. Ces personnes qui t’appellent seulement quand elles ont besoin de quelque chose, qui disparaissent quand tu vas mal.

Et tu te demandes : « Pourquoi moi ? Pourquoi j’attire toujours ce genre de personnes ? »

Aujourd’hui, je voudrais t’aider à comprendre que ce n’est pas un hasard. Que ce schéma répétitif a des racines profondes. Et surtout, que tu peux t’en libérer.

Ce schéma n’est pas un hasard

Première chose importante à saisir : tu n’« attires » pas vraiment ces personnes toxiques. Tu les choisis.

Je sais, ça peut faire mal à entendre. Parce que ça sonne comme un jugement, comme si c’était ta faute.

Mais ce n’est pas du tout le cas! C’est juste que ton inconscient, lui, fait des choix. Et ces choix sont guidés par des programmes très anciens, des croyances enfouies, des blessures non guéries.

Carl Jung, psychiatre et psychanalyste, parlait de la « synchronicité » et de la manière dont nous créons inconsciemment notre réalité relationnelle1. Ce que nous portons à l’intérieur de nous se reflète à l’extérieur, dans les personnes que nous attirons et que nous choisissons.

Alors pourquoi ton inconscient choisit-il des amis qui te tirent vers le bas ?

Les origines de ce pattern

Souvent, ce schéma commence dans l’enfance. Dans ta famille.

Si, depuis ton enfance, tu as grandi avec des parents qui te critiquaient, minimisaient tes succès, ne te soutenaient pas et te rabaissaient — consciemment ou non — alors, petit à petit, c’est devenu ta norme.

Tu as intégré que l’amour, la relation, c’est ça : être critiqué·e, rabaissé·e, ne pas être vraiment vu·e pour qui tu es.

Et inconsciemment, tu reproduis ce schéma. Tu choisis des amis qui te traitent comme tes parents te traitaient. Parce que c’est familier. Ainsi, ton système nerveux reconnaît ce terrain. Même si c’est douloureux, c’est avant tout connu.

Harville Hendrix, thérapeute de couple et auteur, a développé la théorie de l’« Imago »2 : nous sommes attirés par des personnes qui ressemblent émotionnellement à nos figures parentales, dans une tentative inconsciente de « réparer » les blessures du passé. Cette théorie s’applique aussi aux amitiés.

Mais parfois, ce schéma est encore plus ancien.
En effet, il ne vient pas seulement de ton enfance consciente, mais bien avant.

Si l’un de tes parents se sentaient dévalorisé, entouré de personnes toxiques, ou vivaient dans un environnement où n’étaient pas respecté pendant la grossesse, tu as baigné dans cette énergie. Ton système nerveux s’est construit dans cette atmosphère de dévalorisation.

À la naissance, si tu es arrivé·e dans un environnement peu accueillant, si tu as ressenti du rejet, de l’indifférence, ou de l’hostilité, ton corps a enregistré : « Le monde n’est pas sûr. Les autres ne sont pas là pour moi. »

Ces mémoires prénatales et périnatales créent des empreintes profondes sur notre manière de nous relier aux autres. Elles influencent inconsciemment le type de personnes vers lesquelles on se tourne — ou qu’on accepte dans notre vie.

Si tu ne te sens pas digne d’être aimé·e, respecté·e, soutenu·e, alors tu acceptes des miettes.

Tu te dis : « Au moins, cette personne est là. C’est mieux que rien. »

Sans limites posées, les comportements toxiques sont acceptés, avec excuses et pardons répétés. Avec pour fond, l’idée dominante : on ne mérite pas mieux.

Peut-être qu’au fond, tu ne crois pas mériter mieux. Sans limites posées, les comportements toxiques sont acceptés, avec excuses et pardons répétés. Au fond, l’idée domine : on ne mérite pas mieux.

Nathaniel Branden, psychologue spécialiste de l’estime de soi, explique que notre niveau d’estime personnelle détermine le type de relations que nous acceptons3. Si ton estime est faible, tu tolères des relations qui ne te nourrissent pas.

Parfois, ce n’est pas que tu te sens indigne. C’est que tu as appris à exister en « sauvant » les autres.

Tu es celle ou celui qui console, qui aide, qui répare. Et inconsciemment, tu choisis des amis qui ont des problèmes, qui sont dans le besoin, qui sont « cassés ».

Parce que c’est là que tu te sens utile. Valorisé·e. Aimé·e.

Mais ces relations sont déséquilibrées. Tu donnes, donnes, donnes. Et eux prennent, prennent, prennent. Et au bout d’un moment, tu te sens vidé·e. Épuisé·e.

C’est le triangle de Karpman qui se rejoue : toi en Sauveur, eux en Victimes. Et parfois, le triangle tourne, et tu deviens la Victime de ces personnes que tu voulais sauver.

Il y a aussi cette peur : « Si je n’ai pas ces amis-là, je n’aurai personne. »

Alors tu gardes des relations toxiques par peur du vide. Par peur d’être seul·e. Par peur de ne pas trouver mieux.

Il vaut mieux être seul·e que mal accompagné·e.

Parce que tant que tu remplis ta vie de personnes qui te tirent vers le bas, tu n’as pas d’espace pour accueillir des personnes qui te tireraient vers le haut.

Et puis, il y a une autre dimension que je rencontre parfois en séance, et qui peut surprendre : les mémoires de vies antérieures.

Je sais que ce sujet peut sembler étrange pour certain·e·s. Mais en sophro-analyse, il arrive que des personnes remontent spontanément à des mémoires qui ne semblent pas appartenir à leur vie actuelle.

Peut-être qu’une part de toi porte la mémoire d’une vie où tu as été trahi·e, rejeté·e, ou maltraité·e par ceux que tu considérais comme tes amis. Et cette mémoire continue d’influencer tes choix relationnels aujourd’hui, comme une empreinte karmique qui se répète jusqu’à ce qu’elle soit conscientisée et libérée.

Brian Weiss, psychiatre et auteur, a documenté de nombreux cas où des schémas relationnels répétitifs trouvaient leur origine dans des vies antérieures4. Quand ces mémoires sont revisitées et libérées, les schémas cessent de se répéter.

Ce que ces relations toxiques te coûtent

Avoir des amis qui te tirent vers le bas, ce n’est pas anodin. Ça a un coût. Un coût émotionnel, psychologique, énergétique.

Ça épuise ton énergie.

Tu passes ton temps à gérer leurs crises, à les rassurer, à éponger leurs émotions. Et toi ? Qui prend soin de toi ?

Ça renforce tes croyances négatives sur toi.

Quand tu es entouré·e de personnes qui te critiquent, qui doutent de toi, qui ne croient pas en tes projets, ça renforce cette petite voix en toi qui dit : « Ils ont raison. Je ne vaux rien. Je n’y arriverai jamais. »

Ça t’empêche de grandir.

Si tes amis te tirent vers le bas, c’est qu’ils ne veulent pas — consciemment ou non — que tu évolues. En effet, si tu grandis, si tu changes, si tu deviens meilleur·e, cela les renvoie à leur propre stagnation. Ainsi, ils te sabotent, subtilement, mais sûrement.

Ça t’éloigne de qui tu es vraiment.

À force de t’adapter à ces personnes, de te taire pour ne pas les déranger, de te faire petit·e pour ne pas les éclipser, tu te perds. Tu ne sais plus qui tu es. Tu vis dans une version édulcorée, diminuée de toi-même.

Comment sortir de ce schéma ?

Alors, comment faire ? Comment arrêter d’attirer — ou plutôt, de choisir — des amis toxiques ?

La première étape, c’est de voir le pattern. De reconnaître que ce n’est pas un hasard, pas une malchance, mais un schéma répétitif.

Regarde tes amitiés passées et présentes. Qu’est-ce qu’elles ont en commun ? Qu’est-ce que tu tolères encore et encore ?

Note-le. Sans te juger. Juste pour voir.

Et demande-toi : « Qu’est-ce que je gagne à garder ces personnes dans ma vie ? Qu’est-ce que j’évite en acceptant ces relations toxiques ? »

Pour transformer ce schéma en profondeur, il faut souvent aller chercher d’où il vient.

En sophro-analyse, on peut remonter aux premières empreintes relationnelles. Comment étaient tes relations dans ton enfance ? Comment tes parents te traitaient-ils ? Qu’est-ce que tu as appris sur ta valeur, sur ce que tu mérites, sur ce qu’est une relation saine ?

Parfois, on découvre des mémoires encore plus anciennes. Peut-être que déjà dans le ventre de ta mère, tu as baigné dans un environnement où tes parents pouvaient se sentir dévalorisé, mal entouré. Et cette empreinte est devenue ta norme.

Ou peut-être qu’en remontant encore plus loin, tu découvres une mémoire de vie antérieure où tu as vécu une trahison amicale profonde, et que cette blessure continue de guider tes choix aujourd’hui.

En revisitant ces mémoires, quelle que soit leur origine, tu peux te reprogrammer. Comprendre : « Ce n’était pas ma faute. Ce n’est pas qui je suis. Je mérite d’être respecté·e, soutenu·e, aimé·e. »

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La sophro-analyse des mémoires prénatales de la naissance et de l’enfance®

La sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance®, créée par Christine Louveau, est bien plus qu’une thérapie. C’est une plongée introspective dans les strates oubliées de nos expériences, où se nichent des émotions, des souvenirs et des schémas inconscients qui influencent encore nos choix, nos relations et notre bien-être aujourd’hui.

C’est le travail de fond. Le plus important.

Tant que tu ne te sentiras pas digne d’amour et de respect, tu continueras à accepter des miettes.

Commence par te traiter toi-même avec respect. Par poser des limites. Par dire « non » quand quelque chose ne te convient pas.

Fais la liste de tes qualités. De ce que tu apportes dans une amitié. De ce que tu mérites.

Et répète-toi, tous les jours : « Je mérite des relations qui me nourrissent. Je mérite d’être respecté·e. Je mérite d’être entouré·e de personnes qui croient en moi. »

Et puis, concrètement, il va falloir oser faire le tri.

Je sais, c’est difficile. Parce qu’on a peur de blesser. Peur de la solitude. Peur de se tromper.

Mais grandir reste difficile, tant que des personnes qui nous retiennent occupent encore notre entourage. En effet, il faut parfois faire de la place pour avancer.

Commence doucement. Prends de la distance avec les personnes les plus toxiques. Réponds moins vite. Vois-les moins souvent. Observe comment tu te sens.

Et si tu sens que tu respires mieux sans elles, c’est que c’était la bonne décision.

Il va aussi falloir réapprendre ce qu’est une relation saine.

Une amitié saine, c’est quoi ?

  • C’est réciproque. Tu donnes, et tu reçois. Pas toujours 50/50 à chaque instant, mais sur la durée, c’est équilibré.
  • C’est respectueux. On ne te rabaisse pas. On ne te critique pas méchamment. On respecte tes limites.
  • C’est soutenant. Tes amis croient en toi. Ils se réjouissent de tes succès. Ils t’encouragent à grandir.
  • C’est authentique. Tu peux être toi-même. Tu n’as pas besoin de te censurer, de te diminuer, de jouer un rôle.

Si tes amitiés actuelles ne correspondent pas à cette description, c’est qu’il y a un problème.

Un exercice pour clarifier tes relations

Je te propose quelque chose de simple mais révélateur.

Prends une feuille. Trace deux colonnes.

Colonne 1 : Mes amis actuels
Liste toutes les personnes que tu considères comme tes amis.

Colonne 2 : Ce que je ressens
Pour chaque personne, note honnêtement ce que tu ressens après avoir passé du temps avec elle.

  • Est-ce que tu te sens énergisé·e ou épuisé·e ?
  • Est-ce que tu te sens valorisé·e ou rabaissé·e ?
  • Est-ce que tu te sens libre d’être toi-même ou obligé·e de jouer un rôle ?
  • Est-ce que tu te sens écouté·e ou ignoré·e ?

Sois honnête. Vraiment honnête.

Et puis, regarde cette liste. Ceux qui te tirent vers le bas, ceux qui t’épuisent, ceux avec qui tu ne peux pas être toi-même — c’est là que tu dois agir.

S’aimer assez pour choisir mieux

Tu sais ce que je crois profondément ? Que tu mérites d’être entouré·e de personnes qui te voient, te respectent, croient en toi. Qui célèbrent tes victoires. Qui te soutiennent dans tes moments difficiles.

Tu mérites des amis qui te tirent vers le haut. Pas vers le bas.

Et tant que tu garderas des relations toxiques par peur, par habitude, par loyauté mal placée, tu n’auras pas d’espace pour accueillir ces personnes merveilleuses qui pourraient entrer dans ta vie.

Alors oui, faire le tri, c’est difficile. C’est douloureux. Parfois, ça fait se sentir coupable, égoïste.

Mais ce n’est pas de l’égoïsme. C’est de l’amour pour toi-même. C’est te respecter assez pour dire : « Je ne tolère plus ça. Je mérite mieux. »

Quand tu poseras des limites claires, quand tu ne toléreras plus les comportements toxiques, quelque chose de magique va se produire.

Les personnes toxiques vont partir d’elles-mêmes. Parce que tu ne seras plus disponible pour jouer le rôle qu’elles attendaient de toi.

Et des personnes alignées, saines, bienveillantes, vont naturellement entrer dans ta vie. Parce que tu auras créé l’espace pour elles.

Parce que tu seras enfin prêt·e à recevoir l’amitié que tu mérites.

Si tu sens que tu as besoin d’être accompagné·e pour comprendre pourquoi tu choisis des relations toxiques et comment te libérer de ce schéma, je suis là. 

En séance de sophro-analyse, nous explorerons ensemble les racines de ce pattern — qu’elles viennent de ton enfance, de ta vie prénatale, ou même de mémoires plus anciennes. Nous travaillerons à transformer ces empreintes pour que tu puisses enfin t’ouvrir à des relations qui te nourrissent vraiment. Avec douceur, sans jugement, à ton rythme.

Tu peux me contacter pour une séance découverte — c’est un espace rien que pour toi, où tu pourras enfin déposer ce poids et réapprendre à te choisir.

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Aïssata Camara Rodrigues

Sources :

  1. Jung, C. G. (1952). Synchronicité et Paracelsica. Paris : Albin Michel. ↩︎
  2. Hendrix, H. (1988). Le Couple, mode d’emploi : Comment construire une relation de couple épanouie et durable. Paris : Imago. ↩︎
  3. Branden, N. (1994). Les Six Clés de la confiance en soi. Paris : J’ai lu. ↩︎
  4. Weiss, B. (1988). Many Lives, Many Masters. New York: Simon & Schuster. ↩︎

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Aïssata Camara Rodrigues - Thérapeute à Libourne Les Billaux 33500 - Signature